L’Opéra de Vigata
€2,00
Andrea Camilleri
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Description
Résumé
Sicile, 1875. Tout commence et tout finit par les flammes qui ravagent le nouveau théâtre de Vigàta, occasion rêvée pour un ingénieur germanique de tester grandeur nature sa machine à éteindre les incendies. Entre les deux, on revient en arrière pour se heurter à l’entêtement du préfet Bortuzzi qui s’obstine, contre le gré des habitants de la petite ville, à vouloir faire donner un obscur opéra pour l’inauguration de ce fameux théâtre :Le Brasseur de Preston. Les Vigatais ne l’entendent pas du tout, mais alors pas du tout de cette oreille… Ce n’est pas un représentant de l’État, Milanais de surcroît, qui va faire la pluie et le beau temps chez eux. Cette situation a priori anecdotique va déchaîner les passions, les manipulations, les pressions de tout poil dans cette petite société si prompte à s’enflammer. Dans tous les sens du terme…Encore un excellent « historique » de Camilleri, comme l’étaient déjà et entre autresLa Saison de la chasseetLa Concession du téléphone, eux aussi situés à Vigatà. Le créateur du célèbre inspecteur contemporain Montalbano était une fois de plus en grande forme lorsqu’il a écrit ce texte jubilatoire. Le drame et le burlesque se font la nique pour dépeindre dans un grand délire cette Sicile unique et ses excès en tous genres. Les personnages, parfois grossiers jamais vulgaires, sont de vraies allégories sans les travers de la caricature. Les dialogues sont le plus souvent hilarants, les situations ubuesques, dans le crime comme dans les joies de la chair. L’écriture, en mêlant allègrement l’Italien et le dialecte local (encore une vraie performance de traduction de Serge Quadruppani) permet une forte identification du lecteur. Un excellent roman qui s’achève avec un joli clin d’œil : Camilleri parvient à faire rire même avec… la table des matières !
À propos de l’auteur
Andrea Camilleri est un metteur en scène et un écrivain italien.
Fils unique dans une famille de la haute-bourgeoisie, mais désargentée, il poursuit ses études à Palerme où il fréquente la bohème. Il commence alors sa carrière d’écrivain par des nouvelles et des articles pour des journaux et des revues ainsi que de la poésie.
En 1947, il remporte le prix de poésie Libera Stampa devant Pasolini et en 1949, à Florence, un prix prestigieux pour une pièce de théâtre, « Jugement à minuit ». Quelque temps après, il reçoit une bourse de l’Académie des arts dramatiques et quitte la Sicile.
Auteur(s) : Andrea Camilleri, Serge Quadruppani (Traducteur)
Format : Poche, 232 pages
Date de publication : 16 mai 2001
Éditeur : Seuil
Collection : Points (numéro 874)
ISSN collection : 0768-0481
Traduction de : Il birraio di Preston
ISBN-10 : 2020447975
ISBN-13 : 9782020447973
Dimensions : 10,8 x 17,9 x 1,5 cm
Informations complémentaires
| Poids | 0,125 kg |
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